Publicité

Jeudi 27 avril 2006

LIBERTE

Oh liberté magique !

Liberté merveilleuse, merveilleuse liberté

Liberté ô liberté !

Liberté, oui, liberté !

Rien que liberté

Seulement liberté

Vivre libre et libérer la vie

Retour à la liberté

Puissance, oui, puissance !

Etre, liberté, vie, puissance

Oh attributs divins chanté, glorifié !

Oh le divin manifesté

Ressentir en profondeur, ça et là, ici et maintenant

Mais la Racine du marronnier est encore loin

Présence ontologique du temps, impalpable, invisible présence merveilleuse

Un non pas deux et pourtant multiple

Profusion et solitude

Interjection

Suspension

Affirmation

Verbe magnifique

Brillance, transparence

Nom ! ou non ?

Où et quand ? Aucune importance !

Là et ailleurs

Seulement liberté : noblesse de l’être ; un seul au-dessus de la multitude

L’unique singulier dans l’au-delà parmi la médiocrité

Absence, vide

Liberté suprême, suprême liberté

Ultime par-delà l’achèvement du temps

Accomplissement de l’être dans la présence-vide

Là, dans le secret du Lieu/Cœur rien ne l’atteint

Intouchable, invulnérable

Gardé protégé

La puissance

La liberté

Oh gloire céleste !

Se déverse, s’épanche, s’écoule jusqu’au centre

Les dimensions s’inversent et se brisent

Sans repères objectifs, inconnaissant, dans la ténèbre lumineuse.

Chante avec Denys l’apophatisme généralisé

Chemine tiré vers le haut

Le passage est étroit mais le bien éternel

Liberté incommensurable, sans voix

Par Jahman - Publié dans : flumen.et.verbum
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 27 avril 2006

Désespoir de liberté

 

 

Qui ne montre que son absence

 

Liberté, liberté chérie je cris ton nom

 

En attendant ta résurrection

 

Jusqu’à extinction du son

 

Je meurs sans un nom

 

Ivre, je demande pardon

 

Sans répondre à l’appel

 

Les Ténèbres sorties de l’enfer

 

Sillonnent les plaines d’hiver

 

Soufflent la nuit obscure

 

Et déposent dans mon âme

 

Les accords irréels

 

Qui hantent mes rêves les plus charnels

 

Par Jahman - Publié dans : Varia
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 29 mars 2006

« Laisse ton ego s’en aller

 

Pour un voyage au-dessus des mots

 

Ou bien un espace entre le temps » (Kabal)

 

« I wanna be alone »

 

« Savoir, c’est vivre.

 

Et maintenir dans l’ignorance,

 

C’est presqu’un homicide » (Assassin)

 

« Pourquoi ?

 

Fou à nier

 

Mon énergie vitale s’étale

 

Je suis de la race des hommes

 

L’apocalypse, la révélation

 

J’ai vu ce que personne n’a vu, j’ai tout compris avant

 

Du sable dans les yeux, je reste clairvoyant

 

Bouge ta tête, active ton intellect

 

L’homme comprend mais n’apprend pas » (Kabal)

 

« Qu’est-ce que tu vois quand tu méfu ?

 

TOUT ! ! !

 

Et t’es devenu fou ! » (Section Est)

 

Par Jahman - Publié dans : flumen.et.verbum
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 29 mars 2006

Nuit étoilée

 

Après nuit de brume

Nuit d’étoiles

Par milliers

Parfument le soir.

Nuages rosés

A minuit.

Froid de canards :

Passage invisible.

Seul leur chant pas sage

Passe par la voûte étoilée

Du firmament :

Silence infini.

 

Par Jahman - Publié dans : Poèmes à la nuit
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 20 mars 2006

Venu au mont Dai-Tian visiter un homme du Dao, je ne le trouves pas

 

Au bruit de l’eau se mêlent des abois ;

Vive est la fleur du pêché sous l’ondée.

On voit un cerf, parfois, au fond des bois ;

On n’entend pas la cloche en la vallée.

 

De grands bambous coupent le brouillard vert ;

D’un pic d’azur jaillit une fontaine.

Où donc est-il ? Nul ne l’a découvert.

Et je m’appuie à deux, trois pins, en peine.

 

 

Buvant tête à tête avec un ermite dans la montagne

 

Nous buvons tête à tête aux fleurs du mont s’ouvrant ;

Une tasse, une tasse, et encore une tasse !

Ivre, je veux dormir ; Seigneur, pars à présent !

Demain matin, veux-tu ? prends ton luth et repasse !

 

 

En cherchant l’honorable maître Yong dans sa retraite

 

L’azur des pics du ciel est familier ;

Le temps s’oublie au sein des libres courses.

Dans un nuage on cherche le sentier ;

Ou contre un arbre on écoute les sources.

 

Tièdes les fleurs où s’étendent le bœuf noir ;

Hauts sont les pins où dort la blanche grue.

Tout en parlant, le fleuve vire au soir ;

Seul, je descends dans le froid et la nue.

 

 

En descendant du mont Zhong-nan je passe chez le montagnard Hu-si qui m’héberge et me sert du vin

 

Du mont, le soir, je dévale la pente ;

Je m’en reviens de sa lune suivi.

Je me retourne et regarde la sente :

Lointain confus d’un bleu tout assombri.

Tu prends ma main, la ferme se présente ;

Pour nous ouvrir on trouve ton petit.

Des bambous verts encombrent une sente ;

Du lierre bleu caresse mon habit.

 

Causer me plaît dans ce lieu de détente ;

Après le vin quelques moments brandi,

« Vents dans les pins », voilà l’air que l’on chante !

Les astres, quand il s’achève, ont pâli.

 

Moi qui suis ivre et toi que tout enchante,

Oublions donc gaîment ce monde-ci !

 

 

En écoutant Jun le bonze de Shu jouer du luth

 

L’homme de Shu, tenant sa Verte-Soie,

Descend par l’ouest le pic des Sourcils-Fins.

Pour moi sa main rien qu’une fois tournoie :

On croit entendre en mille vals les pins.

 

Le cœur de l’homme est lavé d’eau qui court ;

Un son de reste entre, cloches givrées.

On ne sent pas au mont la fin du jour ;

Ce sont combien d’automnales nuées ?

 

 

Fait après avoir cherché en vain un bonze des montagnes

 

La sente en pierre entre au val vermillon ;

Sa porte en pin de lichen bleu se couvre.

Des pas d’oiseaux marquent l’oisif perron ;

Dans la maison de Chan personne n’ouvre.

 

Par la fenêtre on voit un plumeau blanc ;

Il pend au mur, plein de poussière et poudre.

Cela me fait soupirer, vainement ;

Je veux partir, je ne peux m’y résoudre.

 

Les monts, d’encens en nuage, couverts,

Du ciel voici venir des fleurs en pluie.

Si dans le vide existe des concerts,

S’entend plus sûr un gibbon bleu qui crie !

 

Vraiment je romps les liens de l’univers ;

Combien alors cette terre m’ennuie !

Par Jahman - Publié dans : Poésie chinoise
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Texte libre

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus