Jeudi 23 février 2006

« A un moine taoïste de la montagne Ts’iuan-tsiao », Wei Ying-wou :

 

 

 

Ce matin le bureau du chef-lieu est bien froid ;

Soudain je pense à l’hôte de la montagne.

Lie-t-il des fagots de ronces près du torrent

Pour faire cuire à son retour des pierres blanches[1] ?

 

 

 

Je voudrais prendre une calebasse de vin,

Et aller égayer son soir de mauvais temps.

Mais les feuilles tombées couvrent les monts déserts :

Pourrais-je retrouver les traces de ses pas ?


[1] Allusion à un moine taoïste de l’antiquité qui, parti en mer en n’ayant plus de vivres, aurait faire cuire des pierres blanches pour s’en nourrir.

par Jahman publié dans : Poésie chinoise
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Lundi 20 février 2006

La lune se couche, un corbeau croasse, le gel emplit le ciel ;
Les érables du fleuve et les feux des pécheurs font face à mon triste sommeil.
Du monastère de la Montagne froide, hors des murs de Kou-sou,
Le son d’une cloche, à minuit, parvient jusqu’au bateau du voyageur.

par Jahman publié dans : Poésie chinoise
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Lundi 20 février 2006

La mousse colorée couvre au printemps les pierres ;
L’ombre du paulownia descend dans le puits froid.
L’ermite solitaire, avant de puiser l’eau,
Profite du soleil dont il reste un rayon.

par Jahman publié dans : Poésie chinoise
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Lundi 20 février 2006

Le sentier aux simples, couvert de mousse rouge,
La fenêtre en montagne, emplie d’azur léger…
Ami, je vous envie votre vin, sous les fleurs,
Et tous ces papillons qui volent dans vos rêves.

par Jahman publié dans : Poésie chinoise
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Lundi 20 février 2006

Oh mon glorieux ancêtre !
Eternels sont tes bienfaits !
Dispense tes grâces illimitées,
Qu’à nous tous en ce lieu elles parviennent !

J’ai rempli les coupes d’une pure liqueur :
Accorde-moi que se réalisent mes vœux.
Et voici encore un potage savoureux !
Purifié, apaisé,
Je m’avance sans parler ;
L’heure n’est pas aux discussions.
Accorde-moi longévité,
Belle vieillesse, vie sans fin !

Dans mon char, roues parées, joug décorée,
Ses huit sonnettes tintinnnabulant,
Je m’avance pour te faire goûter les offrandes.
Pour moi qui ait reçu le mandat grandiose,
Fais descendre du ciel prospérité,
Belles récoltes, grande abondance !
Approche, viens goûter mon offrande ;
Fais descendre un bonheur sans limites !

Agrée ces sacrifices
Que t’offre le descendant de T’ang !

par Jahman publié dans : Poésie chinoise
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