Mardi 14 mars 2006

Odes Mystiques de Rûmî, 325

Entre, que je jette à tes pieds la tunique de mon corps, en cet instant.

Entre, que je t'abandonne la maison de l'existence, en cet instant !

Appelle l'amour pur, et renonce à ces jeux dans la poussière.

J'ai une seule vie, et veux la perdre pour toi, en cet instant.

Bande ton arc comme un dieu : tu es la flèche de "à la portée de deux arcs".

Le temps est venu de faire de ma vie une cible pour toi, en cet instant.

Quand jaillissent les flammes de ce feu, de l'univers s'élève un gémissement:

Fais-moi grâce, fais-moi grâce, car je brûle en cet instant.

Le monde est déchiré par la peur, et l'âme s'envole grâce à l'amour:

Je rends les oiseaux jaloux de mon vol, en cet instant.

 

par Jahman publié dans : Poésie persane
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Samedi 4 mars 2006

Elle flote, elle hésite ; en un mot, elle est femme.
Jean Racine.

 

Etre fidèle, c'est, bien souvent, enchaîner l'autre.
Sacha Guitry.

 

Je suis athée, Dieu merci !
Stendhal.

 

Vous n'êtes pas jolie, vous êtes pire.
Victor Hugo.

 

Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé.
Alphonse de Lamartine.

 

N'est pas cocu qui veut. Si tu l'es, ta femme sera belle, tu seras bien traité d'elle, tu auras beaucoup d'amis, ton bien s'accroitra.
Rabelais.

 

Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur.
Beaumarchais.

 

Il était si laid que lorsqu'il faisait des grimaces, il l'était moins.
Jules Renard.

 

Il m'a fait trop de bien pour en dire du mal.
Il m'a fait trop de mal pour en dire du bien.

Corneille.

 

Si l'argent ne fait pas le bonheur...Rendez le !
Jules Renard.

 

On construit des maisons de fous pour faire croire à ceux qui n'y sont pas enfermés qu'ils ont encore la raison.
Montaigne.

 

On tue un homme, on est un assassin. On tue des millions d'hommes on est un conquérant. On les tue tous, on est un dieu.
Jean Rostand

 

Le courage , c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
Pierre Véron.

 

Il y a plus de philosophie dans une bouteille de vin que dans tous les livres.
Pasteur.

 

C'est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.
Boris Vian.

 

par Jahman publié dans : flumen.et.verbum
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Vendredi 24 février 2006

« Donné au taoïste Kiun-Li de Wou-Wei », Ngeou-yang Sieou :

 

Le taoïste de Wou-Wei, de sa cithare de trois pieds,

Tire des sons infinie, venant du fond des âges ;

Telle une eau qui court sur le galet

Et sourd des profondeurs, inépuisable.

 

Les doigts touchent la corde, mais la musique vient du cœur ;

Et ce n’est plus l’oreille, c’est l’âme qui entend.

Cette harmonie de cœur et d’âme fait oublier toute forme corporelle ;

Je n’ai plus conscience du ciel ni de la terre, ni du nuage de la tristesse qui assombrit le jour.

par Jahman publié dans : Poésie chinoise
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Vendredi 24 février 2006

« Inscription pour l’ermitage de Li Ning », Kia Tao :

 

Un asile de paix, peu de monde alentour :

La sente herbue s’engage en un jardin sauvage.

Près de l’étang, les oiseaux nichent dans les arbres ;

Un moine sous la lune vient frapper à la porte.

 

En traversant le pont, je fends le paysage ;

En bougeant les rochers, je meus la base des nuages.

Pour un temps je m’en vais, puis reviendrai te voir,

Et ce refuge, où, pour nos rendez-vous, je n’ai qu’une parole.

par Jahman publié dans : Poésie chinoise
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Jeudi 23 février 2006

« Montagne printanière au clair de lune », Yu Leang-che[1] :

 

Que de splendeurs dans les montagnes, au printemps !

J’y prends tant de plaisir que j’oublie de rentrer pour la nuit.

Quand je puise de l’eau, la lune est dans mes mains ;

Je joue parmi les fleurs, et leur parfum m’imprègne.

 

O joie ! Il n’est plus rien qui soit ni loin ni près.

Je veux partir, mais tous ces parfums me retienent.

Là-bas au Sud tinte une cloche ;

Pavillons et terrasses émergent des brumes bleues.


[1] Yu Leang-che a vécu dans la seconde moitié du 8e siècle.

par Jahman publié dans : Poésie chinoise
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