Mercredi 29 mars 2006

« Laisse ton ego s’en aller

 

Pour un voyage au-dessus des mots

 

Ou bien un espace entre le temps » (Kabal)

 

« I wanna be alone »

 

« Savoir, c’est vivre.

 

Et maintenir dans l’ignorance,

 

C’est presqu’un homicide » (Assassin)

 

« Pourquoi ?

 

Fou à nier

 

Mon énergie vitale s’étale

 

Je suis de la race des hommes

 

L’apocalypse, la révélation

 

J’ai vu ce que personne n’a vu, j’ai tout compris avant

 

Du sable dans les yeux, je reste clairvoyant

 

Bouge ta tête, active ton intellect

 

L’homme comprend mais n’apprend pas » (Kabal)

 

« Qu’est-ce que tu vois quand tu méfu ?

 

TOUT ! ! !

 

Et t’es devenu fou ! » (Section Est)

 

par Jahman publié dans : flumen.et.verbum
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Mercredi 29 mars 2006

Nuit étoilée

 

Après nuit de brume

Nuit d’étoiles

Par milliers

Parfument le soir.

Nuages rosés

A minuit.

Froid de canards :

Passage invisible.

Seul leur chant pas sage

Passe par la voûte étoilée

Du firmament :

Silence infini.

 

par Jahman publié dans : Poèmes à la nuit
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Lundi 20 mars 2006

Venu au mont Dai-Tian visiter un homme du Dao, je ne le trouves pas

 

Au bruit de l’eau se mêlent des abois ;

Vive est la fleur du pêché sous l’ondée.

On voit un cerf, parfois, au fond des bois ;

On n’entend pas la cloche en la vallée.

 

De grands bambous coupent le brouillard vert ;

D’un pic d’azur jaillit une fontaine.

Où donc est-il ? Nul ne l’a découvert.

Et je m’appuie à deux, trois pins, en peine.

 

 

Buvant tête à tête avec un ermite dans la montagne

 

Nous buvons tête à tête aux fleurs du mont s’ouvrant ;

Une tasse, une tasse, et encore une tasse !

Ivre, je veux dormir ; Seigneur, pars à présent !

Demain matin, veux-tu ? prends ton luth et repasse !

 

 

En cherchant l’honorable maître Yong dans sa retraite

 

L’azur des pics du ciel est familier ;

Le temps s’oublie au sein des libres courses.

Dans un nuage on cherche le sentier ;

Ou contre un arbre on écoute les sources.

 

Tièdes les fleurs où s’étendent le bœuf noir ;

Hauts sont les pins où dort la blanche grue.

Tout en parlant, le fleuve vire au soir ;

Seul, je descends dans le froid et la nue.

 

 

En descendant du mont Zhong-nan je passe chez le montagnard Hu-si qui m’héberge et me sert du vin

 

Du mont, le soir, je dévale la pente ;

Je m’en reviens de sa lune suivi.

Je me retourne et regarde la sente :

Lointain confus d’un bleu tout assombri.

Tu prends ma main, la ferme se présente ;

Pour nous ouvrir on trouve ton petit.

Des bambous verts encombrent une sente ;

Du lierre bleu caresse mon habit.

 

Causer me plaît dans ce lieu de détente ;

Après le vin quelques moments brandi,

« Vents dans les pins », voilà l’air que l’on chante !

Les astres, quand il s’achève, ont pâli.

 

Moi qui suis ivre et toi que tout enchante,

Oublions donc gaîment ce monde-ci !

 

 

En écoutant Jun le bonze de Shu jouer du luth

 

L’homme de Shu, tenant sa Verte-Soie,

Descend par l’ouest le pic des Sourcils-Fins.

Pour moi sa main rien qu’une fois tournoie :

On croit entendre en mille vals les pins.

 

Le cœur de l’homme est lavé d’eau qui court ;

Un son de reste entre, cloches givrées.

On ne sent pas au mont la fin du jour ;

Ce sont combien d’automnales nuées ?

 

 

Fait après avoir cherché en vain un bonze des montagnes

 

La sente en pierre entre au val vermillon ;

Sa porte en pin de lichen bleu se couvre.

Des pas d’oiseaux marquent l’oisif perron ;

Dans la maison de Chan personne n’ouvre.

 

Par la fenêtre on voit un plumeau blanc ;

Il pend au mur, plein de poussière et poudre.

Cela me fait soupirer, vainement ;

Je veux partir, je ne peux m’y résoudre.

 

Les monts, d’encens en nuage, couverts,

Du ciel voici venir des fleurs en pluie.

Si dans le vide existe des concerts,

S’entend plus sûr un gibbon bleu qui crie !

 

Vraiment je romps les liens de l’univers ;

Combien alors cette terre m’ennuie !

par Jahman publié dans : Poésie chinoise
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Mardi 14 mars 2006

Odes Mystiques de Rûmî, 325

Entre, que je jette à tes pieds la tunique de mon corps, en cet instant.

Entre, que je t'abandonne la maison de l'existence, en cet instant !

Appelle l'amour pur, et renonce à ces jeux dans la poussière.

J'ai une seule vie, et veux la perdre pour toi, en cet instant.

Bande ton arc comme un dieu : tu es la flèche de "à la portée de deux arcs".

Le temps est venu de faire de ma vie une cible pour toi, en cet instant.

Quand jaillissent les flammes de ce feu, de l'univers s'élève un gémissement:

Fais-moi grâce, fais-moi grâce, car je brûle en cet instant.

Le monde est déchiré par la peur, et l'âme s'envole grâce à l'amour:

Je rends les oiseaux jaloux de mon vol, en cet instant.

 

par Jahman publié dans : Poésie persane
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Samedi 4 mars 2006

Elle flote, elle hésite ; en un mot, elle est femme.
Jean Racine.

 

Etre fidèle, c'est, bien souvent, enchaîner l'autre.
Sacha Guitry.

 

Je suis athée, Dieu merci !
Stendhal.

 

Vous n'êtes pas jolie, vous êtes pire.
Victor Hugo.

 

Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé.
Alphonse de Lamartine.

 

N'est pas cocu qui veut. Si tu l'es, ta femme sera belle, tu seras bien traité d'elle, tu auras beaucoup d'amis, ton bien s'accroitra.
Rabelais.

 

Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur.
Beaumarchais.

 

Il était si laid que lorsqu'il faisait des grimaces, il l'était moins.
Jules Renard.

 

Il m'a fait trop de bien pour en dire du mal.
Il m'a fait trop de mal pour en dire du bien.

Corneille.

 

Si l'argent ne fait pas le bonheur...Rendez le !
Jules Renard.

 

On construit des maisons de fous pour faire croire à ceux qui n'y sont pas enfermés qu'ils ont encore la raison.
Montaigne.

 

On tue un homme, on est un assassin. On tue des millions d'hommes on est un conquérant. On les tue tous, on est un dieu.
Jean Rostand

 

Le courage , c'est l'art d'avoir peur sans que cela paraisse.
Pierre Véron.

 

Il y a plus de philosophie dans une bouteille de vin que dans tous les livres.
Pasteur.

 

C'est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.
Boris Vian.

 

par Jahman publié dans : flumen.et.verbum
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