Vendredi 24 février 2006

« Donné au taoïste Kiun-Li de Wou-Wei », Ngeou-yang Sieou :

 

Le taoïste de Wou-Wei, de sa cithare de trois pieds,

Tire des sons infinie, venant du fond des âges ;

Telle une eau qui court sur le galet

Et sourd des profondeurs, inépuisable.

 

Les doigts touchent la corde, mais la musique vient du cœur ;

Et ce n’est plus l’oreille, c’est l’âme qui entend.

Cette harmonie de cœur et d’âme fait oublier toute forme corporelle ;

Je n’ai plus conscience du ciel ni de la terre, ni du nuage de la tristesse qui assombrit le jour.

par Jahman publié dans : Poésie chinoise
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